PROGRAMME DU MEETING du 16 Octobre 2016

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ENFANCE EFFACÉE ..? RÉSISTER, INVENTER 

MEETING POÉTIQUE ET POLITIQUE

organisé par le groupe  Enfance du Collectif des 39

Dimanche 16 octobre 2016 de 9h à 18h

à  la PAROLE ERRANTE à Montreuil, 9 rue François Debergue,

M° Croix de Chavaux

Interventions poétiques et artistiques tout au long de la journée avec Hélène Bouchaud (actrice), Aurélien Chaussade (acteur),                     Martine Irzenski (actrice), Tolten (rimailleur)

8h45  Accueil

Ouverture:

Patrice Bessac (maire de Montreuil

 Liliane Irzenski

 Philippe Rassat

 « Les machines à effacer l’Enfance -1 » : Table ronde animée par Hervé Bokobza

à propos de la Haute Autorité de Santé  : Roger Ferreri

– à propos des Agences Régionales de Santé : Philippe Rassat

– la destruction du secteur de psychiatrie : Catherine Laval

– Les machines à effacer la formation: Anne-Claire Devoge

« Inventons des Pratiques -1 » : Échanges animés par Bruno Tournaire Bacchini

– Marie Deslandes et Damien Taburet : «Caché dans la lumière»

– Pierre-Emmanuel Massoni : «Apprendre à faire seul»

– Valérie Gay: «Renaître avec Kirikou et plonger avec Némo…»

– Institut Médico Éducatif La pinède:  « Travailler comme des Funambules »

12H30    Pierre Dardot – philosophe: La question du commun.

13h : Déjeuner et Projection de « Vitruve : une école de la république » de Richard Hamon 

14H30 : Aurélien Vernant – historien d’art : L’enfant constructeur d’espace

« Les machines à effacer l’Enfance -2 » : Table ronde animée par Cécile Bourdais

La notion de « Handicap » : Carlos Parada

– À l’école : Sandrine Deloche

– À propos de la (sur)médication : Yann Diener

« Inventons des Pratiques -2 » : Échanges animés par José Morel-Cinq-Mars –

– Mateja Bizjnak-Petit (marionnettiste): Centre de création pour les enfants

– Sofi Hémon : Plasticienne

– Bernard Ferry : Des médecins et des psychanalystes en PMI

– Sandra Meunier (art thérapeute- Neztoile)

16h45 :

Christian Guibert:   Entre Savoir et Culture: quel écart aujourd’hui ?

Marie Josée Mondzain – philosophe

Conclusion : Liliane Irzenski, Martin Pavelka, Jean-Michel Carbunar, Hervé Bokobza

Communiqué de presse Collectif des 39 – Groupe Enfance –

Le Collectif des 39 est inquiet et en colère face à l’évolution de nos sociétés, avec l’affaissement permanent des systèmes de solidarité publiques.

Le groupe Enfance de ce collectif organise un meeting poétique et politique intitulé   « Enfance effacée..? Résister, Inventer! ».

Ce meeting aura lieu le dimanche 16 octobre 2016 de 9h à 18h à la Parole Errante à Montreuil, 9, rue François Debergue (Métro Croix de Chavaux).

L’entrée est libre et gratuite.

L’objet de cette journée est de dénoncer la logique gestionnaire qui entame la liberté de penser et d’agir, particulièrement dans le champ de l’enfance. Nous apporterons aussi le témoignage de la force, de la beauté et de l’intelligence d’autres pratiques qui respectent l’imaginaire et le temps de l’enfance.

Avec ce meeting nous voulons amplifier les solidarités, tisser des liens entre les mouvements individuels de résistance à la mise à mal de nos métiers, à la disparition tendancielle, dans les eaux glacées du calcul égoïste, de ce qui construit l’humain.

ENFANCE EFFACÉE : RÉSISTER, INVENTER… REJOIGNEZ-NOUS !

Quel avenir pour les enfants ? Quel avenir pour l’enfance de l’humanité ? Prévention ou prédiction?

Liliane IRZENSKI – Pédopsychiatre

Les 39 se sont constitués spontanément, fin 2008, en réaction à la violence d’un discours de l’ancien président de la république, discours tenu à l’intérieur de l’hôpital psychiatrique « Erasme » situé à  Antony. Son discours ne niait pas  l’existence de la Folie, mais  l’amalgamait avec des notions de dangerosité mensongères et abusives. Elles donnèrent lieu à la budgétisation immédiate de mises en acte de contraintes intolérables, à l’encontre des patients.  Il ré-encensa  une figure de l’ennemi intérieur en   prescrivant à toute  la population le fiel de la peur ce qui renforça la méfiance envers les autres, déjà induite par la montée, de plus en plus inquiétante, du chômage et du virtuel.  Fabriquer des peurs sociales et de ce fait  attiser insidieusement la peur inhérente au désir,  atteste d’une orchestration  contraire à l’humanisation  car en creusant les sentiments d’insécurité et d’incertitude propres à chacun,  de tels propos   abêtissent notre pouvoir  de penser : qu’est-ce qui fait société ? Cette mise en scène de domination  bien familière aux politiques est  une  mise aux pas assassine de la population. C’est à partir  de ce discours aussi bête que démiurgique, médiatisé à haute dose,  qui contribua à  vouloir  légitimer la mise en place  d’une politique  sécuritaire que nous nous sommes retrouvés près de 2000, en février 2009, pour un premier meeting, à la Parole Errante, « CONTRE LA NUIT SECURITAIRE ». Nous étions  rassemblés par un désir  d’amitié, conjuguant résistance avec hospitalité et ce désir nous continuons  de l’affirmer en vous donnant rendez-vous le 16 octobre.

Depuis  cette date, voilà 8 ans aujourd’hui,  le déploiement du discours économique néo-libéral n’a cessé  de démontrer son incapacité structurelle à soutenir du lien social entre les générations, les classes sociales et  les gens venus d’ailleurs ou leurs descendants.  Suspicion  généralisée et méfiance intergénérationnelle ne sont plus à démontrer, là où nos  connaissances, nos expériences et nos profondes inquiétudes quant à  l’avenir, réclament solidarité,  temps et espaces pour se parler et chercher ensemble des alternatives à inventer  face  au rouleau compresseur.

Pour ne pas démissionner psychiquement donc politiquement, les 39 persévèrent à vouloir inviter chacun/e, à devoir  se solidariser  avec  tous ceux et celles qui ont choisi de travailler au service de la relation humaine, en engageant leur  désir et leur subjectivité pour lutter et résister  contre  ce changement d’organisation de l’ordre social.   Car, même si le martèlement de la dite mondialisation  veut  nous faire croire à notre impuissance, même si, « notre rêve républicain est entrain de devenir un cauchemar » nous avons à semer l’espoir en guise d’ultime utopie possible !

Alors pourquoi  un groupe  Enfance  au sein du Collectif des 39 ?  Continuer la lecture de ENFANCE EFFACÉE : RÉSISTER, INVENTER… REJOIGNEZ-NOUS !

ALERTE AUX DÉLITS D’OPINION

Un de nos collègues psychiatre, le docteur Philippe Rassat,  nous a fait part d’une lettre adressée par le directeur de l’Agence régionale de santé d’Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes à la Présidente de l’association qui gère un établissement dans lequel il exerce.

Le ton et l’esprit de cette lettre, les sanctions qu’elle annonce ouvertement, confirment avec éclat l’état de déliquescence du débat démocratique en France. A nouveau il faut constater que ce sont certaines associations de parents d’autistes (Autisme France) qui ont pour seul souci de faire régner leur vérité, à l’exclusion de toute autre. A nouveau, ce n’est ni plus ni moins qu’une interdiction professionnelle qui est appelée en lieu et place de tout débat. Les opinions de certaines associations de parents d’enfants autistes, opinions qu’elles ont bien évidemment le droit d’avoir, mais qui tirent à l’évidence leurs réputations d’interdire aux autres d’avoir une pensée différente de la leur au point que toute personne qui attaquerait leur raisonnement relèverait d’une plainte judiciaire est une atteinte gravissime à la démocratie.

A nouveau, on est stupéfait de voir l’empressement de hautes instances d’Etat à se glisser dans les ornières de cette politique nauséabonde. Nous avions déjà connu la mise en cause de la psychanalyse dans les pratiques et les formations soignantes, nous voici désormais face à la promotion d’un délit d’opinion. Qu’on les fasse taire ! disent ces associations, visant à travers Philippe Rassat, l’ensemble de la profession, non conforme à leurs yeux. Qu’on les sanctionne !, dit le représentant de l’Agence régionale de santé.

De quoi s’agit-il ? Le directeur d’une Agence régionale de santé, se disant informé par des associations de parents d’autistes qui auraient jugé les propos de ce médecin comme étant « de nature diffamatoire ou injurieux », annonce qu’une « information a été effectuée en ce sens par ses services auprès de la Haute autorité de santé. » Son initiative se fonde asur des extraits d’une lettre de ce médecin qui s’exprime dans le cadre d’un regroupement de personnes intitulé : « Collectif psychiatrie des 39 », soit dans le cadre de ce qu’on appelle communément l’expression d’une opinion politique. Ce collectif s’est fondé sur le refus d’une rhétorique d’exclusion qui superpose folie et criminalité, comme si les malades mentaux étaient par nature dangereux. On connaît la logique profonde de cette politique, et on en a vu les effets. C’est dans ce cadre que P. Rassat s’est exprimé, signant son propos, où il dénonce la mainmise grandissante d’une idéologie d’extrême droite dans le champ psychiatrique.

Dans l’extrait cité, il est impossible de tenir pour diffamatoires ou injurieux les propos concernant des faits, produits par le régime nazi et historiquement avérés, sauf à tomber sous le coup de la loi sur le négationnisme. Ce sont donc les énoncés concernant des associations qualifiées dans le texte d’extrême droite qui seraient injurieux, non pas du fait qu’ils soient d’extrême droite, mais qu’ils pourraient laisser croire sans doute qu’ils sont de l’ordre du nazisme. Raisonnement très enseignant puisqu’il laisserait supposer, concernant les opinions politiques, qu’il ne serait permis que de proférer uniquement celles qui s’avéreraient absolument vraies. Pour ceux dont la crainte du nazisme leur laisserait supposer qu’il vaut mieux prévenir que guérir, un tel raisonnement leur interdirait d’émettre une quelconque inquiétude, et seule l’authentification du régime nazi par sa présence effective permettrait d’énoncer la chose établie !

Devant une telle dégradation du débat politique on ne peut plus se contenter de baisser les bras, car hélas des affaires plus ou moins spectaculaires se succèdent les unes après les autres, participant de la mise en place par essais successifs d’un ordinaire antidémocratique. Il faut le dire : la posture du directeur de l’Agence de santé est d’une extrême gravité, car elle signe une atteinte profonde à la liberté d’expression : que l’on soit d’accord politiquement ou pas avec les propos de notre collègue Philippe Rassat, cela n’autorise en aucun cas d’en interdire l’expression.

Pour notre part, nous sommes profondément d’accord avec ce que son texte contient d’un constat d’alerte. Mais ce que nous défendons ici n’est pas la pure vérité de ce qu’il dit, mais son droit de le dire. A l’inverse, on peut s’interroger : d’où le directeur de l’ARS peut-il bien tirer une quelconque compétence réglementaire lui permettant de porter ainsi atteinte à l’expression politique ? Cette « autorité » dont son titre le pare serait-elle de nature scientifique ? Il faut souligner ici ce qui est peut-être le plus inquiétant, dans la présente affaire comme dans les précédentes concernant la psychanalyse, c’est que la « vérité-HAS » prétend s’avancer sous les traits de la norme et de la règle. A quel titre le Directeur de L’ARS peut-il prétendre avoir autorité à faire taire le débat ? Quel est le fondement de son autorité en la matière ?

Il y a hélas dans notre pays une tendance croissante à faire du débat d’opinion l’affaire des experts. La bureaucratie, c’est d’abord la prétention à effacer toute dispute pour la résoudre en consensus d’experts. Voici où cela mène : à une forme de police bureaucratique qui, sous couvert de discours scientifique épuré de toutes contradictions, prétend incarner la vérité politique, comme on l’a vu dans des états totalitaires, toutes idéologies confondues.

En démocratie, nous avons le droit de critiquer des opinions avec lesquelles nous ne sommes pas d’accord. Mais les gouvernements qui tirent leur fonction d’avoir été élus par le peuple délèguent de plus en plus le débat politique aux appareils techno-bureaucratiques et mettent gravement en péril les démocraties qui ont mis des siècles à se mettre en place. Acceptons, même si nous ne pouvons pas le démontrer de manière absolue, que les régimes démocratiques ne sont pas à jamais irrémédiablement inscrits dans nos sociétés et qu’il convient d’en partager les choix pour se mobiliser afin de les maintenir.

C’est pourquoi cette affaire est gravissime. Le directeur de l’Agence régionale doit faire amende honorable des propos qu’il a tenus, et le gouvernement doit cesser de participer de cette dérive. Mais il appartient surtout à chacun de participer à l’instauration d’un débat de fond, non sur les questions techniques, mais bien sur les enjeux éthiques et politiques que posent nos pratiques.

Franck CHAUMON        Roger FERRERI

J’ai fait un mauvais rêve.

Le Collectif des 39 publie, à nouveau, le texte qui a été confié à son Blog par Philippe Rassat, membre du Collectif des 39, afin de mener dans cet espace, dédié à la réflexion des professionnels et des proches des patients en psychiatrie, un débat autour des questions, des tensions, voire des tempêtes, concernant la pratique du packing.

En effet, sa publication avait été suspendue par prudence durant cet été, suite aux actions surprenantes de l’ARS d’ Aquitaine-Limousin-Poitou-Charente qui a non seulement condamné les opinions de Philippe Rassat (ce qui, en soi et sous cette forme, est déjà surprenant pour une agence publique), mais qui a décidé d’intervenir auprès de ses deux employeurs d’une façon qui aurait pu aboutir aux licenciements de ce professionnel ! Cela nous a paru extrêmement inquiétant et incompréhensible, et nous avons donc pris le temps nécessaire de réflexion et de conseil juridique.

 Le Collectif des 39 tient à préserver, malgré ces attaques qui témoignent d’une ambiance de plus en plus anti-démocratique, l’existence d’un espace d’expression respectueux à la fois de la liberté des opinions et du droit.

Nous tenons toutefois à faire remarquer, que les actions de l’ARS qui visent l’auteur du texte semblent, sur certains points, confirmer les préoccupations exprimées dans son texte par Philippe Rassat – acteur de terrain attentif, citoyen engagé et professionnel apprécié – sur la dimension idéologique autoritariste, antidémocratique, du management qui se répand dans le champ du soin. Les épisodes des Plans autisme, et celui plus récent de la création des GHT, en sont des exemples criants expérimentés par tous les professionnels.

Nous tenons à rappeler également que le film « Le Mur », soutenu par un collectif qui comprend à la fois des parents et des tenants des «thérapies» cognitivo-comportementales, dont parle Philippe Rassat dans son texte, a d’abord été condamné à l’interdiction de diffusion. A notre connaissance cette interdiction a été levée en appel, en vertu de la liberté d’expression, sans pour autant que le tribunal d’appel désavoue le fait qu’il s’agit d’un montage manipulateur, qui nous apparaît digne des films de propagande des régimes extrémistes des années 30-40. L’immense majorité des familles des enfants autistes et des professionnels ne peut se reconnaître dans ces procédés condamnables.                                              

Le Collectif des 39.


J’ai fait un mauvais rêve.

J’arrive devant la grille du CMPP, elle est fermée, elle qui est toujours ouverte jour et nuit, je n’ai pas la clef, je ne peux pas rentrer. Sur la grille il y a trois panneaux de chantier où il est écrit « interdit aux juifs », « interdit aux chiens », « interdit au packing »…elle devient immensément grande, je ne peux pas l’escalader…
Je me réveille. 
Je me suis dit que comme d’habitude mon inconscient me disait la vérité et …j’ai écrit ce texte.

Interdit au packing

La circulaire mise en ligne le 3 mai 2016 interdit la conclusion des CPOM (Contrat Pluriannuels d’Objectifs et de Moyens) avec les ESSMS (Etablissements et Services Sociaux et Médico-Sociaux) recourant au packing.
C’est la conséquence somme toute logique du troisième plan autiste qui préconisait l’interdiction du packing tandis qu’il n‘infligeait qu’un « non consensuel » à la psychanalyse et à la psychothérapie institutionnelle.

Carton rouge pour le packing, carton jaune pour les deux autres.

Le premier est dangereux et maltraitant, les seconds sont moins dangereux mais potentiellement tout aussi maltraitants.

Deux logiques soutiennent ces décisions : la haine de l’inconscient et l’incompétence démagogique sur fond de maitrise budgétaire. La haine de l’humain et la démagogie du je m’en foutisme pourvu que ça rapporte des voix.
Marisol Touraine et Ségolène Neuville pourraient être gênées, avoir un peu honte, se faire modestes.
Mais non, elles sont très contentes d’elles et, pire, elles sont adoubées et soutenues par les plus grands médias publics et privés qui, surfant sur la dictature du politiquement correct, mêlent leurs bêlements à cette logique qui fut celle de tout les totalitarismes et de toutes les dictatures et qui reprend un discours, des anathèmes, et des humiliations qui furent ceux du pire de tous, du régime nazi. Continuer la lecture de J’ai fait un mauvais rêve.

Meeting Poétique et Politique : ENFANCE EFFACÉE..? RÉSISTER, INVENTER

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ENFANCE EFFACÉE ..?  RÉSISTER, INVENTER…

Journée poétique et politique

Nous sommes inquiets et en colère. Les politiques s’attaquent à notre humanité dès l’enfance.

Vous,  soignants, éducateurs, parents, acteurs du champ  de l’enfance et de l’adolescence :

Vous qui êtes nombreux à porter une culture, des idées, des expériences respectueuses de la complexité humaine et de la subjectivité de chacun

  • N’avez-vous pas constaté les répercussions navrantes des réductions de dépenses publiques relatives aux soins, à l’accueil et à l’éducation des enfants et des adolescents ?
  • N’avez-vous pas constaté comment cet appauvrissement de moyens au nom de la recherche d’une certaine efficacité s’est accompagné de la généralisation d’une gestion technocratique qui impose ses normes et ses protocoles au détriment d’approches plus humaines ?
  • N’avez-vous pas observé comment la volonté de réduire les coûts sans concertation et sans discernement a favorisé la privatisation de lieux d’accueil et de soins avec le risque d’être orientés par la  recherche de profits financiers ?
  • N’avez-vous pas, vous aussi, subi cette pression de rentabilité qui entrave, voire qui détruit, les pratiques originales développées depuis des  décennies dans le champ de l’enfance et de l’adolescence ?
  • N’avez-vous pas constaté que l’expérience qui a montré toute  l’importance d’avoir du temps et des lieux pour accueillir, écouter, réfléchir à plusieurs, formuler des hypothèses de travail et de soins au cas par cas, sont contredites par des injonctions simplificatrices. Des prétendues découvertes scientifiques nous sont imposées par des logiques d’intérêts financiers.
  • N’avez-vous pas éprouvé le sentiment d’être ligotés dans vos efforts pour penser, travailler et inventer les formes les plus justes pour aider un bébé, un enfant, un adolescent à grandir, à nommer ce qui le déchire ou l’inhibe, à comprendre ses difficultés propres, à apaiser ses contradiction internes, à trouver sa place dans sa famille et dans un cercle plus large ?
  • Ne trouvez-vous pas insupportable de subir des injonctions qui neutralisent la pensée et l’action des adultes – qu’ils soient soignants, éducateurs, parents ou enseignants – auprès des enfants qui viennent vers nous pour que nous prenions soin de leurs fragilités, de leurs bizarreries ou de leurs maladies ?
  • N’avez-vous pas été découragés devant l’impossibilité de faire entendre que ces injonctions avaient pour résultat d’abraser la complexité relationnelle de la vie ? Ces injonctions nous détournent de la nécessaire prise en compte des dimensions multiples, conscientes et inconscientes, qui entrent en jeu dans toute difficulté ou maladie psychique.

Que s’est-il passé pour en arriver là ? Continuer la lecture de Meeting Poétique et Politique : ENFANCE EFFACÉE..? RÉSISTER, INVENTER

« Allez sur la place publique !!! »

À Elsa Cayat, psychanalyste, libre et engagée dans la vie, le soin, comme dans Charlie.

Sandrine Deloche   Médecin pédopsychiatre                                            Avec l’autorisation de l’auteure.                                                                         juillet 2016 N°74 – Pratiques

Pratiques N°74 Santé : raviver la solidarité

http://pratiques.fr/-Pratiques-No74-Sante-raviver-la-.html

Quand les solidarités citoyennes les plus saillantes sont celles faites à nos morts, dans ce souffle voltairien qui nous a réunis par milliers, il nous faut examiner l’empreinte de notre corps social, dans son entier. Quelle est l’autre face de cette saillie libertaire ? Sans détours, elle est de toute évidence la barbarie liberticide. Pas l’inqualifiable sauvagerie qui nous laisse nus et chavirés, mais celle que l’on fabrique chaque jour, dans nos institutions, au prétexte de modernité et au pire du pire au prétexte de solidarité.

Un psychiatre a dit un jour qu’« on mesure le degré de civilisation d’un État à la place qu’elle confère à ses marginaux ». C’est Lucien Bonnafé, lui qui, avec une poignée d’autres, a oeuvré pour faire naître une des formes les plus abouties de solidarité collective : l’invention du secteur de psychiatrie. Continuer la lecture de « Allez sur la place publique !!! »

Discours d’ouverture St Alban 2016

Texte de la présidente de l’association culturelle de Saint Alban

Pour ceux qui en doutent…

Unknown

Bonjour à tous,

Tout d’abord une pensée émue pour Dalila Idir Val et Pascal Crété qui ne pourront être là, mais qui ont déjà pris date pour nos prochaines Rencontres.

Jean Jacques Lottin, Michel Balat, Philippe Chavaroche s’excusent de ne pouvoir être parmi nous cette année ainsi que Sophie Pantel notre Présidente du conseil de surveillance.

Nous avons également une pensée pour tous ceux, qui retenus par leur institution ne peuvent se joindre à nous.

Nous remercions le CHFT, le Directeur de notre établissement, le Conseil Départemental, le conseil Régional, la municipalité de Saint Alban, et toutes les personnes de l’institution qui nous ont donné un coup de main.

Et merci à tous, d’être là, aujourd’hui. Continuer la lecture de Discours d’ouverture St Alban 2016